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RTO (Recovery Time Objective) et RPO (Recovery Point Objective)

Le RTO (objectif de délai de reprise) et le RPO (objectif de point de reprise) sont deux indicateurs importants utilisés dans la planification de la reprise après sinistre et de la continuité d’activité.

RPO et RTO : quelle est la différence ?

Le RTO (Recovery Time Objective, objectif de délai de reprise) et le RPO (Recovery Point Objective, objectif de point de reprise) sont deux indicateurs importants utilisés dans le cadre de la reprise après sinistre et de la planification de la continuité des activités.

  • Le RTO désigne le temps nécessaire à une entreprise pour se remettre d’un sinistre ou d’une interruption et reprendre ses activités normales. Il s’agit du délai cible pour la restauration des systèmes et des services, généralement exprimé en heures ou en jours. L’objectif d’un plan de reprise après sinistre est de réduire au minimum le RTO et de garantir que l’entreprise puisse rapidement reprendre ses activités normales.
  • Le RPO, quant à lui, désigne le volume de perte de données qu’une entreprise peut tolérer en cas de sinistre ou de perturbation. Il s’agit du volume maximal acceptable de perte de données, mesuré en temps, par exemple en heures ou en jours. L’objectif d’un plan de reprise après sinistre est de réduire au minimum le RPO et de garantir que les données les plus récentes et les plus critiques soient protégées et récupérables.

En termes simples, le RTO correspond au temps nécessaire à la reprise, tandis que le RPO correspond au volume de perte de données acceptable. Le RTO et le RPO sont tous deux des éléments essentiels d’un plan de reprise après sinistre ; ils doivent être soigneusement pris en compte et définis en fonction des besoins et des exigences spécifiques de l’entreprise.

Pour illustrer cela par un exemple concret, un établissement de santé peut avoir un RPO de 12 heures, ce qui signifie qu’il peut tolérer au maximum 12 heures de perte de données. En revanche, son RTO peut être fixé à 2 heures, ce qui signifie qu’il doit reprendre ses activités normales dans un délai de 2 heures afin de fournir des services essentiels aux patients et de respecter la conformité réglementaire.

Comme le montre notre exemple, les valeurs du RTO et du RPO peuvent varier en fonction des exigences et des besoins spécifiques d’une entreprise. Le RTO et le RPO sont tous deux des éléments importants d’un plan de reprise après sinistre ; ils doivent donc être soigneusement étudiés et définis en fonction de la criticité des systèmes, des services et des données concernés.

Calcul du RTO et du RPO

Le calcul du RTO (objectif de délai de reprise) et du RPO (objectif de point de reprise) nécessite une bonne compréhension des systèmes, services et données critiques concernés, ainsi que de l’impact d’une catastrophe ou d’une interruption sur l’activité. Voici les étapes à suivre pour calculer le RTO et le RPO :

  1. Identifier les systèmes, services et données critiques : déterminer quels systèmes, services et données sont essentiels à l’activité et doivent être restaurés en cas de sinistre. Cela peut inclure les centres de données, les serveurs, les applications, les bases de données et d’autres infrastructures critiques.
  2. Évaluez l’impact d’une catastrophe : tenez compte de l’impact qu’une catastrophe ou une perturbation aurait sur l’activité, notamment les pertes financières, les sanctions réglementaires, l’atteinte à la réputation et les répercussions sur la clientèle.
  3. Déterminez le RPO acceptable : en fonction de l’impact d’une catastrophe, déterminez le volume maximal acceptable de perte de données, exprimé en heures ou en jours. Il s’agit du RPO.
  4. Déterminez le RTO acceptable : en fonction de l’impact d’une catastrophe, déterminez le délai cible pour la restauration des systèmes et des services. Il s’agit du RTO.
  5. Validez le RTO et le RPO : examinez les valeurs du RTO et du RPO pour vous assurer qu’elles sont réalistes et réalisables compte tenu des ressources et des technologies disponibles.
  6. Mettez régulièrement à jour le RTO et le RPO : examinez et mettez régulièrement à jour les valeurs du RTO et du RPO afin de vous assurer qu’elles restent pertinentes et efficaces.

Il est important de noter que le calcul du RTO et du RPO est un processus complexe qui nécessite une compréhension approfondie des opérations et des exigences de l’entreprise. Dans de nombreux cas, les organisations peuvent faire appel à un consultant en reprise après sinistre ou à un prestataire de services pour les aider dans ce processus de calcul.

Que signifient les termes RPO et RTO dans le cadre des solutions de protection des données dans le cloud et de Recovery ?

Dans le contexte de la protection des données dans le cloud, le RPO (Recovery Point Objective) et le RTO (Recovery Time Objective) ont les mêmes définitions et principes que dans le cadre de la reprise après sinistre et de la planification de la continuité des activités. Cependant, les considérations spécifiques relatives au RPO et au RTO peuvent différer en matière de protection des données dans le cloud.

Dans le cadre de la protection des données dans le cloud, le RPO désigne la perte maximale de données pouvant survenir en cas de sinistre ou d’interruption ; il est généralement mesuré en temps, par exemple en heures ou en jours. L’objectif de la protection des données dans le cloud est de garantir que les données les plus récentes et les plus critiques soient protégées et récupérables dans le délai défini par le RPO.

Le RTO, dans le cadre de la protection des données dans le cloud, désigne le temps nécessaire pour restaurer les systèmes et services cloud et reprendre les opérations normales après une catastrophe ou une interruption. Il s’agit du délai cible pour la restauration des systèmes et des services, et il est généralement exprimé en heures ou en jours.

Les solutions de protection des données dans le cloud doivent fournir les capacités de Backup and Recovery nécessaires pour répondre aux exigences spécifiques d’une entreprise en matière de RPO et de RTO. Cela peut impliquer une combinaison de technologies de Backup and Recovery, telles que les instantanés, la réplication et la sauvegarde de cloud à cloud.

Normes et exigences sectorielles en matière de RTO et de RPO

Il n’existe pas de normes sectorielles communes pour le RTO (Recovery Time Objective, objectif de délai de reprise) et le RPO (Recovery Point Objective, objectif de point de reprise) dans le cadre de la reprise après sinistre et de la planification de la continuité d’activité. Cependant, plusieurs normes et réglementations doivent être prises en compte par les organisations lors de la définition de leurs objectifs RTO et RPO. Parmi celles-ci figurent :

  1. PCI DSS : La norme PCI DSS (Payment Card Industry Data Security Standard) impose aux organisations de protéger les données des titulaires de cartes et d’assurer la sécurité de leurs systèmes et réseaux. La norme PCI DSS définit des exigences spécifiques en matière de RTO et de RPO pour le Backup and Recovery, notamment l’obligation de disposer d’un plan de reprise après sinistre comprenant des tests et des validations réguliers.
  2. HIPAA : La loi sur la portabilité et la responsabilité en matière d’assurance maladie (HIPAA) définit des normes visant à protéger la confidentialité et la sécurité des informations de santé. L’HIPAA impose aux organisations de disposer d’un plan de reprise après sinistre comprenant des exigences spécifiques en matière de RTO et de RPO pour le Backup and Recovery des données.
  3. ISO 22301 : La norme 22301 de l’Organisation internationale de normalisation (ISO) est une norme relative aux systèmes de gestion de la continuité des activités. La norme ISO 22301 définit les exigences auxquelles les organisations doivent se conformer pour établir, mettre en œuvre, maintenir et améliorer en permanence un système de gestion de la continuité des activités, y compris des exigences spécifiques en matière de RTO et de RPO.
  4. NIST : L’Institut national des normes et des technologies (NIST) fournit des lignes directrices en matière de sécurité de l’information et de gestion des risques, y compris des recommandations pour la reprise après sinistre et la planification de la continuité des activités. Le NIST formule des recommandations pour la définition d’objectifs RTO et RPO en fonction des besoins spécifiques d’une organisation.

Ces normes et réglementations fournissent des lignes directrices pour la définition d’objectifs RTO et RPO et la mise en place de plans efficaces de reprise après sinistre et de continuité des activités. Les organisations doivent examiner les exigences spécifiques de ces normes et réglementations afin de s’assurer que leurs plans de reprise après sinistre répondent aux exigences RTO et RPO requises.

Types courants de sauvegardes RPO et RTO dans le cloud

Dans le cloud computing, il existe plusieurs types courants de sauvegardes utilisées pour atteindre les objectifs RPO (Recovery Point Objective) et RTO (Recovery Time Objective). Parmi celles-ci, on trouve :

  1. Les sauvegardes par instantané : les sauvegardes par instantané créent une copie à un instant donné d’un système ou d’un service cloud, y compris les données et la configuration. Elles sont généralement utilisées pour la protection des données à court terme et pour atteindre des objectifs RPO faibles.
  2. Sauvegardes par réplication : les sauvegardes par réplication créent des copies en temps réel des systèmes et services cloud, y compris les données et les configurations. Elles sont généralement utilisées pour la protection continue des données et pour atteindre des objectifs RPO bas.
  3. Sauvegardes de cloud à cloud : les sauvegardes de cloud à cloud créent une copie des systèmes et services cloud, y compris les données et les configurations, dans un environnement cloud différent. Elles sont généralement utilisées pour la protection des données hors site et pour répondre à des objectifs RPO plus élevés.
  4. Sauvegardes hybrides : les sauvegardes hybrides combinent plusieurs méthodes de sauvegarde, telles que les instantanés, la réplication et les sauvegardes de cloud à cloud, afin d’offrir une solution complète de protection des données. Elles sont généralement utilisées pour répondre à toute une gamme d’objectifs RPO et RTO et pour garantir un niveau élevé de protection et de Recovery des données.

Ces méthodes de sauvegarde peuvent être utilisées individuellement ou combinées pour répondre aux exigences spécifiques d’une organisation en matière de RPO et de RTO. Le choix de la méthode de sauvegarde dépend des exigences spécifiques de l’organisation, notamment de la criticité des données, des objectifs RPO et RTO souhaités, ainsi que du budget et des ressources disponibles pour la protection des données.

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