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Ransomware, sécurité et conformité

Protéger votre organisation contre les attaques de Ransomware : Trois enseignements clés des experts en cybersécurité

Notre panel d'experts en cybersécurité partage ses idées clés : Martijn Hoogesteger de l'émission de télévision Hunted, Remko Deenik de Pure Storage, Tony Kinkead de Commvault et Paul Vries de Bilthoven Biologicals, qui donne le point de vue du client.


Point à retenir n° 1 : malgré les difficultés liées à une attaque par rançongiciel, le stockage des données dans le cloud peut contribuer à limiter les dégâts et à assurer la continuité des activités.

Les intervenants ont évoqué les défis posés par une attaque par rançongiciel, Tony Kinkead soulignant que la cybersécurité liée aux rançongiciels constituait une part importante de leur offre de produits. Paul Vries a évoqué l’attaque dont ils ont été victimes, déclarant : « Nous disposons d’un environnement non privé et tout a été chiffré. L’ensemble des données principales a été chiffré. »

Il a expliqué qu’ils avaient dû recourir à des indicateurs de compromission pour déterminer quels fichiers avaient été téléchargés et à quel moment l’attaque avait eu lieu, puis restaurer une version sécurisée des données.

M. Vries a également souligné qu’ils avaient déjà migré un grand nombre d’utilisateurs vers le cloud, ce qui avait permis de limiter les dégâts et d’assurer la continuité des opérations : « De nombreux utilisateurs au sein de l’entreprise ont pu continuer à travailler car leurs données se trouvaient déjà dans le cloud et seuls les principaux équipements partagés avaient été attaqués. » Cela leur a permis de se concentrer sur la documentation de l’attaque et de prendre les devants pour la prochaine fois.

Point à retenir n° 2 : la cybersécurité s’apparente à une course aux armements, et les organisations doivent prendre des mesures pour réduire leur risque d’attaque.

Les entreprises doivent prendre des mesures pour réduire le risque d’attaque, car il suffit aux pirates de trouver une seule faille pour réussir. Comme l’a expliqué M. Kinkead, les entreprises doivent mettre en place un système de sécurité à plusieurs niveaux afin de fonctionner selon un modèle de sécurité « Zero Trust ». « Il faut sécuriser chaque partie de votre infrastructure individuellement », a-t-il déclaré, ajoutant que « si le pirate parvient à accéder à une partie de votre réseau, c’est que vous avez eu de la chance ».

M. Vries a abondé dans ce sens, soulignant que « c’est une course à l’armement : il suffit aux attaquants de trouver une seule faille, tandis que vous devez vous protéger contre toutes ».

Martijn Hoogesteger a donné un exemple illustrant comment cela peut fonctionner dans la pratique, en précisant que son organisation avait « déployé plusieurs leurres » afin de « filtrer et éliminer certaines interférences » dans un centre de R&D en Amérique du Sud. Cela leur a permis d’« arrêter l’individu » qui tentait d’accéder aux « joyaux de la couronne » de l’organisation.

Point à retenir n° 3 : pour assurer efficacement la protection des données, il est essentiel d’agir rapidement et de disposer d’un plan d’action

M. Kinkead a souligné l’importance d’agir rapidement lors de la phase de protection des données. « Il faut agir sans tarder, mais il faut également suivre le plan ou collaborer avec des équipes externes pour définir la bonne approche », a-t-il déclaré.

« Il faut mettre en place une stratégie axée sur l’immuabilité de vos sauvegardes afin de pouvoir récupérer vos données par vous-même, même si vous continuez peut-être à payer pour empêcher la publication d’une partie de ces données. »

Remko Deenik a souligné qu’il restait encore beaucoup à faire pour protéger les données, tandis que M. Vries a insisté sur l’importance de la sensibilisation. M. Kinkead a estimé que la collaboration était essentielle, déclarant : « Comme je l’ai également entendu de la part de Microsoft tout à l’heure, il faut définir ces normes de manière collaborative. Il existe déjà un grand nombre de normes que nous avons élaborées, comme le CIS et bien d’autres, dans lesquelles nous nous mettons fondamentalement d’accord sur ce que devraient être les règles de base en matière de renforcement de la sécurité, les meilleures pratiques, etc. »

M. Vries a également suggéré que les adresses IP et les exportations pourraient servir à contacter des systèmes au niveau local, tandis que M. Deenik a proposé de recourir à des enquêtes de criminalistique numérique pour déterminer quelles données avaient été volées. Il a fait remarquer que même si les données avaient été volées, il serait peut-être encore possible d’innover et de poursuivre son activité.

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https://www.commvault.com/ransomware/risk-assessment

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