Principales menaces de cybersécurité pour les organismes publics en 2025
En 2025, les organismes publics seront confrontés à des défis sans précédent en matière de cybersécurité, face à des acteurs malveillants sophistiqués qui cibleront les infrastructures critiques et les données sensibles des citoyens.
Vue d’ensemble
Principales menaces de cybersécurité pesant sur les administrations publiques en 2025
En 2025, les organismes publics seront confrontés à des défis sans précédent en matière de cybersécurité, face à des acteurs malveillants sophistiqués qui cibleront les infrastructures critiques et les données sensibles des citoyens. Le secteur public reste une cible de choix en raison des informations précieuses qu’il détient et des services essentiels qu’il fournit.
La confiance du public repose sur la capacité des entités gouvernementales à protéger les données tout en assurant la continuité opérationnelle. Les récentes attaques très médiatisées démontrent l’évolution des tactiques utilisées tant par les acteurs étatiques que par les organisations criminelles cherchant à exploiter les vulnérabilités des systèmes gouvernementaux.
Les conséquences des failles de sécurité vont au-delà des perturbations opérationnelles immédiates : elles entraînent des dommages à long terme pour la confiance du public et la sécurité nationale. Les administrations doivent adopter des cadres de sécurité complets, adaptés aux défis spécifiques de la cybersécurité dans le secteur public.
L’essentiel
Les principes fondamentaux de la cybersécurité dans le secteur public
La cybersécurité dans le secteur public diffère fondamentalement des approches du secteur privé en raison des exigences spécifiques liées à sa mission et à son cadre réglementaire. Les organismes du secteur public doivent protéger les infrastructures critiques, assurer la continuité des services essentiels et préserver les données sensibles des citoyens, tout en opérant dans le cadre de mandats législatifs stricts et de contraintes budgétaires.
Contrairement aux entreprises commerciales, les administrations publiques ne peuvent pas se contenter d’accepter certains risques ou de les transférer via une assurance. Les enjeux sont plus importants : les interruptions de service peuvent affecter des millions de citoyens, compromettre la sécurité nationale ou perturber des fonctions essentielles telles que les services d’urgence, le recouvrement des impôts ou la distribution des prestations sociales.
Le paysage des menaces pesant sur les entités du secteur public couvre un large spectre. Cela inclut des attaques sophistiquées commanditées par des États visant des ressources de renseignement, des campagnes de ransomware contre les services municipaux, des tentatives de phishing ciblant les fonctionnaires, ainsi que des menaces persistantes avancées conçues pour maintenir un accès à long terme aux systèmes sensibles.
Les pratiques suivantes sont essentielles pour mettre en place une sécurité robuste au sein des systèmes gouvernementaux :
- Mise en œuvre d’une architecture « zero-trust » : vérifier chaque utilisateur et chaque appareil tentant d’accéder aux ressources, quel que soit leur emplacement.
- Surveillance continue et recherche active des menaces : rechercher de manière proactive les indicateurs de compromission sur l’ensemble des réseaux.
- Évaluations de sécurité régulières : réaliser des tests d’intrusion et des analyses de vulnérabilité sur tous les systèmes.
- Classification exhaustive des données : identifier et protéger correctement les informations sensibles en fonction de leur niveau d’impact.
- Formation des employés à la sensibilisation à la sécurité : développer une culture axée sur la sécurité grâce à des formations régulières.
- Planification de la réponse aux incidents : établir des protocoles clairs pour détecter, contenir et remédier aux incidents de sécurité.
- Gestion des risques liés à la chaîne d’approvisionnement : évaluer et surveiller les pratiques de sécurité des fournisseurs et des partenaires.
Risques
Risques liés à la cybersécurité auxquels sont confrontées les administrations publiques
L’adoption d’environnements cloud hybrides parallèlement aux infrastructures existantes pose des défis complexes en matière de sécurité aux organismes publics. De nombreuses organisations du secteur public exploitent des systèmes vieux de plusieurs décennies qui n’ont jamais été conçus dans une optique de cybersécurité moderne, mais qui doivent désormais s’intégrer à des services cloud et à des applications mobiles.
Des cadres législatifs tels que la loi fédérale sur la modernisation de la sécurité de l’information (FISMA), la norme CMMC et les réglementations au niveau des États imposent des exigences strictes en matière de normes de sécurité informatique aux administrations publiques. La mise en œuvre de ces obligations nécessite souvent des ressources considérables, alors que les administrations sont confrontées à des contraintes budgétaires et à une pénurie de talents.
Exigences
Exigences législatives et de conformité applicables aux organismes publics
Ce tableau résume les principales exigences législatives et les défis de conformité qui en découlent pour les organismes publics :
| Réglementation | Exigences clés | Niveau de risque |
| FISMA | Mise en œuvre des contrôles de sécurité, surveillance continue, évaluations annuelles | Élevé |
| CMMC | Certification de maturité en matière de cybersécurité pour les sous-traitants du secteur de la défense | Élevé |
| RGPD (pour les organismes détenant des données relatives à des citoyens de l’UE) | Protection des données, notification des violations, contrôles de confidentialité | Moyen-élevé |
| Lois sur la protection des données au niveau des États | Varie selon les États, inclut la notification des violations et les normes de sécurité | Moyen |
| Directives de la CISA | Délais de correction des vulnérabilités, contrôles de sécurité spécifiques | Élevé |
L’impact des failles de sécurité dans le secteur public va bien au-delà des coûts financiers. Les interruptions de service peuvent affecter les infrastructures critiques, compromettre la sécurité publique et éroder la confiance des citoyens dans les institutions gouvernementales. L’atteinte à la réputation causée par une violation majeure peut persister pendant des années et saper la confiance du public.
Les stratégies adaptatives d’atténuation des risques doivent tenir compte de l’évolution du paysage des menaces et des exigences opérationnelles propres aux agences gouvernementales. Cela implique notamment de développer des systèmes résilients capables de maintenir leurs fonctions essentielles même en cas d’attaques en cours.
Vous trouverez ci-dessous les principales mesures d’atténuation des risques spécialement adaptées aux organismes publics :
- Élaborer des plans complets de réponse aux incidents, avec des rôles et des responsabilités clairement définis.
- Mettre en œuvre des solutions robustes de Backup and Recovery avec un stockage «air-gapped» pour les données critiques.
- Mettre en place un partage d’informations entre les agences afin d’améliorer le renseignement collectif sur les menaces.
- Organiser régulièrement des exercices sur table afin de tester les capacités de réaction dans des scénarios réalistes.
- Adopter un suivi automatisé de la conformité pour faciliter le respect des réglementations.
- Déployer une protection avancée des terminaux dotée de capacités d’analyse comportementale.
Menaces
Principales menaces de cybersécurité pesant sur les infrastructures gouvernementales
• Menace n° 1 : les attaques basées sur l’IA : l’IA permet désormais aux acteurs malveillants de créer des campagnes de hameçonnage très convaincantes, adaptées aux fonctionnaires. Ces attaques exploitent l’apprentissage automatique pour analyser le style d’écriture et les relations professionnelles des cibles, créant ainsi des messages adaptés au contexte qui contournent les filtres de sécurité traditionnels.
Parmi les exemples concrets, on peut citer le clonage vocal généré par l’IA, utilisé pour usurper l’identité de dirigeants d’agences dans le cadre d’attaques d’ingénierie sociale, ainsi que l’analyse automatisée des vulnérabilités, qui identifie les failles des systèmes gouvernementaux avant même qu’elles ne puissent être corrigées.
• Menace n° 2 : les ransomwares : les agences gouvernementales constituent des cibles de grande valeur pour les opérateurs de ransomwares en raison de leurs services essentiels et de leur capacité limitée à tolérer des temps d’arrêt. Les collectivités locales peuvent être particulièrement vulnérables, car elles ne disposent souvent pas des ressources de sécurité dont bénéficient les agences fédérales.
Les coûts vont au-delà du paiement des rançons et incluent la remise en service des systèmes, les enquêtes judiciaires et les mesures correctives. Selon une enquête menée par Sophos en 2024, 98 % des attaques par rançongiciel visant des organismes publics régionaux et locaux ont entraîné le chiffrement des données.
• Menace n° 3 : menaces internes : le risque posé par les employés, les sous-traitants et les partenaires disposant d’un accès légitime aux systèmes gouvernementaux reste l’un des problèmes de sécurité les plus complexes. Les acteurs internes peuvent agir de manière malveillante ou exposer par inadvertance des informations sensibles par négligence.
Une détection efficace nécessite une analyse comportementale permettant d’identifier les schémas d’accès inhabituels et les mouvements de données. Les stratégies de prévention comprennent des contrôles d’accès stricts, des réévaluations régulières des habilitations de sécurité et la segmentation des réseaux sensibles afin de limiter l’ampleur des dommages pouvant être causés par un seul acteur interne.
• Menace n° 4 : les vulnérabilités de la chaîne d’approvisionnement : les fournisseurs tiers font souvent peser des risques importants sur la sécurité des administrations. Les dépendances logicielles, les composants matériels et les prestataires de services constituent tous des vecteurs d’attaque potentiels.
Parmi les incidents récents, on peut citer des mises à jour logicielles compromises utilisées pour diffuser des logiciels malveillants dans les systèmes gouvernementaux, ainsi que du matériel comportant des portes dérobées préinstallées. L’attaque SolarWinds a démontré comment des acteurs sophistiqués peuvent exploiter des relations de confiance au sein de la chaîne d’approvisionnement pour pénétrer des réseaux par ailleurs bien défendus.
• Menace n° 5 : Fuites de données et manquements à la conformité : L’impact financier et sur la réputation des fuites de données gouvernementales peut être grave. Au-delà des coûts immédiats liés aux mesures correctives, les agences s’exposent à d’éventuelles sanctions réglementaires, à des poursuites judiciaires et à une érosion à long terme de la confiance du public.
Des fuites majeures concernant les dossiers du personnel et les informations relatives aux habilitations de sécurité ont exposé des millions de fonctionnaires et de prestataires à des risques potentiels d’usurpation d’identité et d’espionnage. Ces incidents sapent la confiance du public dans la capacité du gouvernement à protéger les informations sensibles.
Mesures de sécurité
Mesures de sécurité ciblées pour les vecteurs de menaces gouvernementaux
Ce tableau classe chaque vecteur de menace majeur en fonction des types d’attaques correspondants, des ressources ciblées et des contre-mesures recommandées :
| Vecteur de menace | Type d’attaque | Actif visé | Principales contre-mesures |
| Attaques basées sur l’IA | Hameçonnage sophistiqué, deepfakes | Personnel, identifiants d’accès | Filtrage avancé des e-mails, détection des menaces basée sur l’IA, contrôles d’authentification |
| Ransomware | Chiffrement, exfiltration de données | Systèmes critiques, données des citoyens | Sauvegardes inviolables, segmentation du réseau, protection des terminaux |
| Menaces internes | Vol de données, sabotage | Informations sensibles, accès aux systèmes | Analyse du comportement des utilisateurs, principe du moindre privilège, prévention des pertes de données |
| Chaîne d’approvisionnement | Mises à jour compromises, altération du matériel | Dépendances logicielles, matériel | Évaluations de sécurité des fournisseurs, vérification de l’intégrité |
| Fuites de données | Exfiltration, accès non autorisé | Dossiers des citoyens, informations classifiées | Chiffrement, classification des données, contrôles d’accès, surveillance continue |
Avantages
Avantages d’un cadre de sécurité unifié
Une approche unifiée de la sécurité offre plusieurs avantages essentiels aux administrations publiques :
• Visibilité complète
: assure une surveillance cohérente des ressources sur site et en multicloud, afin d’éliminer les angles morts susceptibles de dissimuler des menaces.
• Continuité opérationnelle
: réduit au minimum les temps d’arrêt causés par des attaques perturbatrices grâce à des capacités intégrées de détection et de réponse.
• Conformité réglementaire
: facilite le respect des obligations en matière de protection des données grâce à une gestion centralisée des politiques et à des rapports.
• Récupération rapide
: améliore la rapidité d’intervention grâce à des systèmes intégrés de Backup and Recovery qui préservent l’intégrité des données.
• Efficacité des ressources
: centralise les outils et les opérations de sécurité, réduisant ainsi les frais de personnel et les besoins en formation.
Les référentiels de sécurité reconnus constituent le fondement des stratégies de sécurité unifiées. Le référentiel de cybersécurité du NIST propose une approche complète articulée autour de cinq fonctions essentielles : identifier, protéger, détecter, réagir et restaurer. La norme ISO 27001 définit des exigences relatives aux systèmes de gestion de la sécurité de l’information pouvant être adaptées aux besoins des administrations publiques.
Types d’approches
Cadre unifié vs. approches segmentées traditionnelles
Cette comparaison met en évidence les avantages des cadres de sécurité unifiés par rapport aux approches traditionnelles :
| Indicateur de performance | Cadre de sécurité unifié | Approche segmentée traditionnelle |
| Temps de détection des menaces | Peut prendre plusieurs heures | Peut s’étendre sur plusieurs jours, voire plusieurs semaines |
| Efficacité de la réponse aux incidents | Coordonnée, automatisée | Manuelle, cloisonnée |
| Gestion de la conformité | Rapports centralisés | Documentation fragmentée |
| Coût total de possession | Coûts à long terme réduits | Plus élevés en raison de la redondance des outils |
| Efficacité du personnel de sécurité | Productivité accrue | Attention partagée entre les différents outils |
Étude de cas
Étude de cas : une agence fédérale réduit ses coûts AWS tout en renforçant la sécurité
Une importante agence gouvernementale fédérale était confrontée à de multiples défis qui mettaient à rude épreuve sa petite équipe informatique. L’agence devait se préparer à une migration vers le cloud sur Amazon Web Services (AWS) tout en gérant simultanément d’énormes volumes de données sensibles et en répondant aux demandes formulées au titre de la loi sur la liberté d’information (FOIA). Sa solution de sauvegarde existante ne faisait qu’ajouter à la complexité en raison d’un support technique insuffisant, de coûts élevés et d’un manque d’efficacité opérationnelle.
L’agence avait besoin d’une solution capable de répondre à plusieurs besoins essentiels :
- Classifier et protéger correctement les données gouvernementales.
- Réduire son empreinte cloud pour maîtriser les coûts AWS.
- Simplifier le traitement des demandes FOIA sans surcharger le personnel informatique.
- S’intégrer à son infrastructure de stockage NetApp existante.
Sur recommandation de son fournisseur de stockage, l’agence a mis en œuvre Commvault Cloud Autonomous Recovery et Commvault Compliance. Lors des tests, la solution a démontré sa capacité à s’intégrer pleinement aux systèmes NetApp et a offert une expérience utilisateur simplifiée par rapport aux alternatives.
Les résultats ont transformé ses opérations à plusieurs niveaux :
- Réduction des coûts liés au cloud : l’agence a réduit son empreinte cloud de plusieurs centaines de téraoctets, ce qui a permis de diminuer considérablement ses dépenses AWS.
- Amélioration de l’efficacité du personnel : en confiant le traitement des demandes FOIA à des professionnels de la sécurité plutôt qu’au personnel informatique, l’agence a libéré environ 25 % du temps de l’équipe informatique pour d’autres tâches essentielles.
- Amélioration de la classification des données : les informations sensibles ont été correctement classifiées avant la migration, ce qui a permis de réduire les risques liés à la cybersécurité.
- Rationalisation des opérations : les processus automatisés de Backup and Recovery ont réduit la complexité et les coûts.
L’agence utilise désormais une interface unique pour gérer l’ensemble de son infrastructure, qu’il s’agisse de systèmes classifiés ou non. Cette solution permet aux professionnels de la sécurité de rechercher, d’examiner et d’exporter efficacement les documents pertinents, ce qui accélère les délais de réponse aux demandes FOIA tout en maintenant des contrôles de sécurité stricts.
Ce cas illustre comment une approche globale de la gestion des données aide les agences gouvernementales à concilier les exigences de sécurité et l’efficacité opérationnelle. En mettant en œuvre les outils adaptés, l’agence a créé un système durable et évolutif pour protéger et gérer les données tout en respectant ses obligations réglementaires.
Le rôle de Commvault
Comment Commvault renforce la cybersécurité dans le secteur public
Commvault propose des solutions complètes de protection des données spécialement conçues pour les environnements gouvernementaux hybrides et multicloud. Notre plateforme intègre des fonctionnalités de détection automatisée des ransomwares, capables d’identifier les activités suspectes et d’alerter les équipes de sécurité.
Les capacités de reprise rapide de Commvault permettent aux administrations de rétablir rapidement leurs opérations à la suite d’un incident de sécurité, grâce à un chiffrement avancé prenant en charge les architectures « zero-trust ». Cette approche globale s’aligne sur les cadres réglementaires spécifiques au secteur public, et les solutions Commvault® Cloud for Government, fournies en mode SaaS, constituent une offre de protection des données certifiée FedRAMP Classe D (Haut niveau). Cette certification permet aux agences fédérales de tirer parti de notre protection des données dans le cloud en ayant l’assurance que leurs informations sensibles restent sécurisées.
Les agences gouvernementales ont besoin de stratégies de protection des données robustes pour se défendre contre des cybermenaces de plus en plus sophistiquées. Un cadre de sécurité adapté, associé à des solutions modernes de protection des données, constitue une base solide pour la cyber-résilience. Les organisations du secteur public qui accordent la priorité à une protection complète des données et à des capacités de Recovery rapide se donnent les moyens de maintenir la continuité opérationnelle et métier, ainsi que la confiance du public.
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Termes associés
Certification FedRAMP de classe D (niveau élevé)
Le plus haut niveau d’autorisation de sécurité au sein du programme FedRAMP, conçu pour protéger les données gouvernementales hautement sensibles dans les environnements cloud.
Protection des données
Pratiques, technologies et politiques mises en œuvre pour protéger les données contre tout accès non autorisé, toute perte, toute corruption et toute autre menace, quel que soit l’environnement.
Cloud hybride
Architecture informatique combinant au moins un cloud privé (centre de données sur site) avec un ou plusieurs services de cloud public, permettant aux agences gouvernementales de trouver un équilibre entre sécurité et évolutivité.
L’administration fédérale réduit ses coûts AWS et facilite la migration vers le cloud
Comment la cyber-résilience des solutions SaaS transforme les administrations régionales et locales