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Qu'est-ce que l'objectif de temps de récupération (RTO) et comment le calculer ?

Apprenez les bases de la politique de conservation des données et découvrez comment la sauvegarde cloud appropriée peut simplifier votre conformité tout en sécurisant les données de sauvegarde, en répondant aux besoins distincts des entreprises et des organisations dans différents secteurs d'activité.


Imaginez que votre entreprise vienne d’être frappée par un événement catastrophique – qu’il s’agisse d’une catastrophe naturelle, d’une cyberattaque ou même d’une erreur humaine – et que toutes les données critiques de votre entreprise soient perdues ou inaccessibles. Le temps presse, et chaque seconde d’indisponibilité entraîne des pertes financières potentielles et des dommages irréparables à la réputation de votre organisation. C’est précisément ce scénario cauchemardesque qui explique pourquoi il est crucial, pour les entreprises de toutes tailles, de bien comprendre l’objectif de temps de reprise (RTO) et de le calculer avec précision. Dans cet article, nous allons démystifier le RTO, vous guider dans la détermination de l’objectif optimal pour votre entreprise et vous expliquer comment le calculer efficacement afin de limiter l’impact d’une perte de données, d’éviter une catastrophe et de vous offrir une tranquillité d’esprit.

L’objectif de temps de reprise (RTO) correspond au délai maximal dont dispose une organisation pour restaurer ses systèmes, applications et données critiques à la suite d’une perturbation ou d’une panne. Il s’agit d’un indicateur clé utilisé dans la planification de la reprise après sinistre, qui aide les organisations à déterminer dans quel délai leurs activités doivent être reprises après un incident majeur. Le RTO peut être calculé en réalisant une analyse d’impact sur l’activité (BIA) et en déterminant le délai de reprise nécessaire pour chaque application, service, système ou composant de données en fonction de sa criticité et de sa tolérance à la perte.

Comprendre l’objectif de délai de reprise (RTO)

Lorsqu’un sinistre imprévu, tel qu’une cyberattaque ou une catastrophe naturelle, survient, les systèmes informatiques d’une organisation peuvent tomber en panne. Le processus de reprise visant à remettre ces systèmes en état de fonctionnement doit être mené à bien dans un délai précis. C’est là qu’intervient la notion d’objectif de délai de reprise (RTO). Le RTO est défini comme la durée maximale acceptable avant qu’une organisation puisse reprendre ses activités normales après une perturbation majeure.

Pour mieux comprendre le RTO, prenons l’analogie des urgences d’un hôpital. En cas de blessure mettant la vie en danger, il est essentiel de prodiguer des soins médicaux au patient dans un délai donné. Ce délai, ou cette durée, est connu sous le nom d’« heure d’or ». Si les médecins et le personnel ne parviennent pas à prodiguer les soins nécessaires dans cette heure, la blessure risque de devenir mortelle et d’entraîner des séquelles à long terme. De la même manière, pour une organisation, si les applications et les systèmes critiques ne sont pas rétablis dans le délai prévu par le RTO, cela peut entraîner des préjudices financiers et une atteinte à la réputation qui nuiront aux intérêts de l’entreprise.

Dans le monde actuel, les entreprises s’appuient fortement sur des systèmes technologiques pour mener à bien leurs activités quotidiennes. Toute interruption ou tout retard dans la reprise de ces services critiques peut entraîner de lourdes pertes, notamment en termes de chiffre d’affaires, d’opportunités manquées, de dépenses imprévues, de baisse de la satisfaction client et de perte de parts de marché. C’est pourquoi il est essentiel de disposer d’une planification RTO (temps de reprise des activités) adéquate pour assurer une reprise après sinistre rapide.
Il arrive parfois que les organisations privilégient les coûts plutôt que la restauration rapide des services en cas de panne ou de sinistre. Or, les temps d’arrêt peuvent s’avérer bien plus coûteux que d’investir dès le départ dans des solutions de planification RTO adaptées.

Voyons maintenant plus en détail pourquoi le RTO est important et en quoi il peut être bénéfique pour votre entreprise.

  • Selon un rapport du groupe Aberdeen, 93 % des entreprises ayant subi une interruption de service de leur centre de données pendant plus de dix jours ont déposé le bilan au cours de l’année qui a suivi.
  • Une étude menée par Gartner a révélé que le coût moyen d’une interruption informatique s’élève à 5 600 dollars par minute, ce qui souligne l’importance de disposer d’un délai de reprise des activités (RTO) clairement défini.
  • Dans une enquête menée par le Conseil de préparation à la reprise après sinistre, près des trois quarts (73 %) des entreprises ont déclaré ne pas disposer d’un délai de reprise des activités (RTO) adéquat, ce qui souligne la nécessité pour les organisations de donner la priorité à la planification de la reprise après sinistre.

Importance du RTO dans les plans de Recovery après sinistre

Le RTO joue un rôle crucial pour garantir que votre organisation puisse reprendre ses activités normales aussi rapidement que possible en cas de perturbation. Voici quelques exemples illustrant l’importance du RTO dans les plans de Recovery après sinistre :

Tout d’abord, le RTO contribue à réduire les pertes de chiffre d’affaires, l’atteinte à la réputation et les autres conséquences liées à des temps d’arrêt prolongés. Les temps d’arrêt entraînent des coûts tangibles immédiats, tels que la perte de chiffre d’affaires, ainsi que des coûts intangibles, comme la perte de confiance des clients.

Deuxièmement, imaginons un scénario dans lequel une application comptable serait hors service pendant plusieurs jours. Cette application est essentielle au fonctionnement de l’entreprise, car elle gère l’ensemble des activités comptables. Dans cette situation, l’incapacité à rétablir l’application dans les délais fixés par le RTO entraînera des retards de paiement et des soldes erronés, ce qui pourrait se traduire par des pertes financières importantes ou un recul progressif de l’activité.
Pour comprendre l’importance du RTO pour les organisations, imaginez que vous soyez privé de votre téléphone portable pendant une journée au cours d’un projet important ; inévitablement, vous perdrez un temps précieux et prendrez du retard sur les délais de livraison.

Troisièmement, la définition du RTO aide une entreprise à identifier les systèmes informatiques critiques dont la défaillance est susceptible d’avoir l’impact le plus grave sur l’activité. L’identification claire de ces systèmes et des valeurs de RTO qui leur sont associées facilite la hiérarchisation des priorités pour les équipes informatiques lors de la restauration des systèmes, car elle permet de déterminer quels services doivent être rétablis en premier afin de maintenir la continuité des opérations.
Enfin, négliger ou mal gérer la planification du RTO peut vous induire en erreur lors du choix des technologies de reprise après sinistre adaptées à la restauration des données et des applications vitales.
Comprendre à quel point les planificateurs de RTO sont essentiels dans la planification de la reprise après sinistre devrait nous inciter à réfléchir à la manière de les calculer.

RTO et objectif de point de récupération (RPO)

Le délai de reprise d’activité (RTO) et le point de reprise d’activité (RPO) sont souvent considérés conjointement comme les deux paramètres les plus importants d’un plan de protection des données ou de reprise après sinistre. Bien que ces deux concepts concernent la récupération des données en cas de sinistre, leur objectif diffère.

Le RTO (temps de reprise des activités) concerne la rapidité avec laquelle une organisation peut reprendre ses activités normales après un incident majeur ayant entraîné une interruption. Le RPO (objectif de point de reprise), quant à lui, se concentre sur la quantité maximale de données pouvant être perdues pendant cette période avant que cela ne devienne inacceptable.

Pour illustrer la différence entre le RTO et le RPO, imaginons une entreprise dont les activités reposent sur diverses applications et bases de données critiques. Ces applications traitent les commandes des clients, gèrent les niveaux de stock et gèrent les transactions financières. Si l’une de ces applications venait à tomber en panne en raison d’une défaillance matérielle ou d’une catastrophe naturelle, pendant combien de temps l’entreprise pourrait-elle se permettre de ne pas disposer de cette application ? Cette durée correspondrait au RTO de cette application.

Imaginons maintenant ce qui se passerait s’il existait un système de sauvegarde, mais que celui-ci ne soit pas en mesure de restaurer l’intégralité des dernières données transactionnelles, sa dernière sauvegarde ayant été effectuée il y a 24 heures. L’ensemble du travail de la journée serait perdu, ce qui entraînerait d’importantes pertes financières et d’autres conséquences négatives. La limite acceptable pour une telle perte de données serait définie par le RPO.

Calcul du RTO pour votre organisation

La première étape pour calculer le RTO de votre organisation consiste à réaliser une analyse d’impact sur l’activité (BIA). Celle-ci vous permet d’identifier les systèmes et applications critiques qui nécessitent le plus haut niveau de disponibilité, et d’évaluer la durée d’indisponibilité que chaque système peut supporter avant que les perturbations opérationnelles n’aient un impact négatif sur votre activité.

Imaginons, par exemple, une compagnie d’assurance dont l’application de traitement des sinistres tombe en panne. L’entreprise pourrait s’en sortir si l’application était hors service pendant quelques heures en dehors des heures de pointe, mais elle risquerait de subir des pertes financières importantes et une atteinte à sa réputation si elle était indisponible pendant les heures de pointe. Par conséquent, les heures de pointe pourraient être définies comme la période pendant laquelle l’objectif de délai de reprise (RTO) doit être respecté.
Une autre analogie à prendre en compte s’apparente à la manière dont les hôpitaux se préparent aux catastrophes naturelles. Ils disposent d’un plan décrivant les mesures à prendre en cas d’afflux de patients à la suite d’un tremblement de terre ou d’un ouragan. Dans le cadre de ce plan, ils définissent le délai maximal nécessaire pour rétablir le fonctionnement normal en cas d’incident perturbateur. Un hôpital ayant programmé des interventions chirurgicales critiques ce jour-là aurait des délais de RTO différents de ceux d’un hôpital n’ayant aucune intervention prévue.

Une fois que vous avez identifié les systèmes et applications critiques, vous devez déterminer dans quel délai ils doivent être restaurés après la survenue d’un sinistre. Lors du calcul du RTO, il est essentiel de prendre en compte des facteurs tels que la fréquence des sauvegardes, leur emplacement, le mode de transport, les mesures de sécurité, les compétences du personnel et les exigences des utilisateurs finaux.

Réalisation d’une analyse d’impact sur l’activité (BIA)

Avant de calculer le RTO de votre organisation, il est important de réaliser une analyse d’impact sur l’activité (BIA). La BIA consiste à évaluer les effets potentiels d’une catastrophe ou d’une panne système sur les fonctions métier critiques. Il est important de noter que la BIA est distincte du processus de planification de la reprise après sinistre, car elle vise avant tout à comprendre l’impact potentiel des perturbations sur les fonctions métier clés.
Par exemple, mi-2020, de nombreuses entreprises ont été prises au dépourvu par le passage rapide au télétravail en raison de la COVID-19. Les entreprises qui s’appuyaient auparavant sur des solutions sur site ont eu du mal à adapter leurs systèmes pour prendre en charge un personnel travaillant à distance. Afin d’éviter de tels problèmes à l’avenir et de mieux comprendre les risques associés à ce type de perturbation, les entreprises devraient envisager de réaliser une BIA.
Pour entamer le processus d’analyse, les organisations doivent identifier les principales parties prenantes issues de l’ensemble des services et des domaines fonctionnels. Cette équipe doit recueillir des informations sur chaque fonction métier critique et déterminer pendant combien de temps chacune d’entre elles peut être perturbée avant de causer un préjudice significatif aux opérations.

Il est également important que les organisations prennent en compte à la fois les répercussions directes et indirectes d’une perturbation. Les répercussions directes peuvent notamment se traduire par un arrêt de la production, tandis que les répercussions indirectes peuvent inclure une perte de chiffre d’affaires due à des problèmes liés à la chaîne d’approvisionnement. La prise en compte de ces différents types de répercussions permet d’acquérir une vision globale des répercussions potentielles.

Comparer une entreprise à un immeuble de plusieurs étages peut aider à visualiser ce processus. Chaque étage représente différents aspects des fonctions et processus métier, tels que la finance ou la gestion de la chaîne d’approvisionnement. Vous devez cartographier minutieusement le contenu de chaque étage dans le contexte de votre entreprise et déterminer ce qui se passerait si vous supprimiez certaines parties, partiellement ou totalement.
Une fois que vous avez terminé votre analyse d’impact sur les activités (BIA) et identifié toutes les fonctions métier critiques, vous êtes prêt à passer à l’étape suivante : l’identification des systèmes et applications critiques.

Identification des systèmes et applications critiques

L’identification des systèmes et applications critiques est essentielle à l’élaboration d’un plan de reprise après sinistre. Ce processus d’identification doit consister à déterminer quels systèmes et applications informatiques sont indispensables au bon fonctionnement des activités identifiées dans l’analyse d’impact sur les activités (BIA).

Par exemple, un fabricant serait susceptible de considérer ses systèmes de production comme des applications d’importance vitale, tandis qu’un établissement financier pourrait se concentrer sur ses applications de négociation ou ses applications bancaires de base. Dans tous les cas, cependant, toute application indispensable au bon fonctionnement des opérations critiques doit être répertoriée et analysée.

Une fois que vous avez identifié vos applications critiques, il est également essentiel d’examiner les dépendances qui existent entre elles. Cela implique notamment d’analyser l’infrastructure et les composants matériels nécessaires au bon fonctionnement de chaque application.

Il est recommandé d’étendre le suivi des dépendances au-delà des couches principales, car une modification au deuxième niveau des dépendances peut encore avoir des répercussions secondaires susceptibles de se répercuter en cascade sur des applications critiques.

Pour approfondir l’étude de ces dépendances, les analystes système ont souvent recours à des organigrammes afin de détailler le flux de travail prévu ou les transferts de données entre les applications. La visualisation des interconnexions entre les différents systèmes permet de hiérarchiser plus facilement les procédures de reprise et de mettre en œuvre des mesures de résilience plus complètes.
Après avoir soigneusement analysé les systèmes critiques de votre organisation et les dépendances qui les relient, vous serez bien préparé à choisir les technologies de Recovery adaptées, comme nous le verrons dans la section suivante.

Mise en œuvre et amélioration des stratégies RTO

Une fois que vous avez calculé l’objectif de délai de reprise (RTO) de votre organisation, il est essentiel de mettre en œuvre et d’améliorer les stratégies qui vous permettront d’atteindre le délai de reprise souhaité. L’un des éléments clés de la mise en œuvre d’une stratégie RTO efficace consiste à s’assurer que toutes les parties prenantes comprennent leurs rôles respectifs en cas de sinistre ou de crise.
Il est indispensable d’organiser des formations continues à l’intention tant des employés que du personnel informatique sur les procédures et les plans de reprise après sinistre. Des simulations peuvent être organisées périodiquement afin de s’assurer que chacun comprend les procédures, mais aussi pour tester l’efficacité des systèmes, des technologies et du personnel.

De plus, l’évaluation régulière de l’efficacité des stratégies RTO permet d’identifier les domaines nécessitant des améliorations. Il est essentiel de toujours rechercher des moyens de s’améliorer et de proposer des solutions de sauvegarde plus efficaces. Cela peut impliquer un changement de technologie, la mise à jour des logiciels ou la réalisation de mises à niveau régulières du matériel.
Une entreprise basée à New York en a fait l’expérience après que des tempêtes ont provoqué de graves inondations dans les centres de données de sa région. Les coupures de courant ont entraîné une perte catastrophique de données, notamment la perte d’informations vitales de nos clients stockées sur des périphériques de stockage.

En réponse, nous avons renforcé nos services d’infrastructure dans le cloud, garantissant ainsi à nos clients un accès continu et à distance aux sauvegardes de leurs données en cas de problème. Grâce au respect rigoureux, par notre équipe d’experts, des politiques de confidentialité et des exigences de conformité en matière de réglementation du stockage, nous avons offert à nos clients la tranquillité d’esprit, en leur garantissant la sécurité de leurs opérations métier critiques.
L’analyse des données de sauvegarde peut également fournir des indications sur les améliorations supplémentaires à apporter aux stratégies existantes. Si la sauvegarde régulière de certaines applications prend trop de temps, il peut s’avérer nécessaire de les mettre à niveau en utilisant une infrastructure moderne dotée d’une capacité supérieure.

Une autre façon d’améliorer votre stratégie RTO consisterait à mettre en place des outils d’automatisation permettant aux équipes informatiques de réagir rapidement et efficacement aux situations d’urgence sans perturber la productivité quotidienne. De plus, l’automatisation des tâches répétitives ou prévisibles peut permettre aux professionnels de l’informatique de consacrer davantage de temps à des aspects plus complexes, tels que la surveillance des performances des logiciels et la réalisation d’exercices réguliers.

Choix des technologies adaptées à la reprise après sinistre

Il est essentiel de choisir les technologies de reprise après sinistre les mieux adaptées aux besoins spécifiques de votre entreprise. Les applications critiques pour l’activité exigent un délai de reprise (RTO) favorisant une reprise rapide, tandis que d’autres applications non critiques peuvent se permettre un RTO plus élevé.

Lorsque vous recherchez la technologie de reprise après sinistre idéale, vous devrez prendre en compte des aspects tels que la sécurité, les coûts, l’évolutivité et les capacités technologiques de votre entreprise. Les services basés sur le cloud sont de plus en plus populaires en raison de leur accessibilité, de leur évolutivité et de leurs faibles coûts d’investissement.
Amazon Web Services (AWS) est l’un des fournisseurs de services cloud utilisés par plusieurs grandes entreprises telles qu’Airbnb et Netflix. Grâce à AWS, les organisations peuvent déployer des plans de Recovery dans plusieurs zones et régions afin d’assurer une redondance en cas de sinistre ou de perte de données.

Une autre option technologique disponible est la réplication synchrone entre sites. Cela nécessite de disposer de centres de données répliqués, associés à des paramètres de basculement qui minimisent les perturbations en cas de crise sociétale. Les réseaux WAN (Wide Area Networking) définis par logiciel et les connexions par fibre optique constituent tous deux des options viables pour synchroniser les centres de données répliqués afin de garantir des délais de rétablissement (RTO) quasi nuls.
Un débat important porte sur le choix entre des sites de secours « chauds » ou « froids » en cas de basculement d’une application essentielle à la suite d’une catastrophe. Un site « chaud » désigne un centre de secours prêt à l’emploi qui reproduit à l’identique tant les opérations de données que l’infrastructure ; il permet une reprise immédiate des opérations normales, mais peut entraîner des coûts plus élevés. Un site « froid », en revanche, nécessite davantage de préparation avant que le basculement puisse avoir lieu, mais son coût est moindre.

En identifiant les applications essentielles et en procédant à une sélection rigoureuse des zones et des régions au sein des différents centres de données, le choix de technologies de reprise après sinistre adaptées s’avérera globalement bénéfique, quelle que soit la solution retenue.

  • Il est essentiel de choisir les meilleures technologies de reprise après sinistre adaptées aux besoins spécifiques de votre entreprise, et plusieurs options s’offrent à vous pour répondre à différents objectifs de délai de reprise (RTO). Les services basés sur le cloud, tels qu’AWS, offrent accessibilité, évolutivité et faibles coûts d’investissement. La réplication synchrone entre sites peut minimiser les perturbations en cas de crise sociétale, tandis que les réseaux WAN définis par logiciel et les connexions par fibre optique peuvent garantir des délais de reprise (RTO) quasi nuls. Le choix entre des sites de secours « à chaud » ou « à froid » dépend du niveau de préparation et de considérations de coût. Globalement, l’identification des applications critiques et la sélection rigoureuse de technologies de reprise après sinistre adaptées dans divers centres de données peuvent apporter des avantages significatifs à toute organisation.

Suivi et ajustement du RTO au fil du temps

Une fois que vous aurez calculé votre objectif de délai de reprise (RTO) et mis en œuvre les stratégies nécessaires pour l’atteindre, votre travail ne sera pas encore terminé. Le suivi et l’ajustement de votre RTO vous permettront de vous assurer qu’il reste pertinent et efficace pour atténuer les effets de sinistres ou de pannes imprévus.

Imaginons que, quelques mois après avoir calculé votre RTO et mis en œuvre des stratégies de Recovery, vous soyez victime d’une fuite de données majeure qui paralyse vos systèmes critiques pendant plusieurs heures. Cet incident pourrait mettre en évidence des faiblesses dans votre plan et vos exigences en matière de RTO, ce qui nécessiterait des ajustements pour garantir votre Readiness future. En analysant les données issues de cet incident, vous pouvez déterminer s’il convient d’ajuster le RTO en fonction de facteurs tels que la gravité de la catastrophe ou de la panne, ou si de nouvelles technologies permettraient de faciliter davantage la restauration des données.
À mesure que la technologie évolue constamment, il en va de même pour les outils disponibles pour la restauration des données critiques. Par conséquent, les services informatiques doivent se tenir informés des nouvelles alternatives ou des versions améliorées des technologies existantes susceptibles de combler les lacunes potentielles de leur plan RTO actuel. Un excellent moyen de suivre les avancées dans ce secteur consiste à participer à des conférences technologiques ou à des webinaires qui expliquent les tendances émergentes et offrent aux organisations l’occasion de nouer des contacts avec des experts du secteur.

D’un autre côté, certaines organisations pourraient faire valoir qu’il n’est pas nécessaire de surveiller les délais de reprise des activités (RTO), tant que leurs calculs initiaux sont suffisamment solides pour faire face à toutes les éventualités. Cependant, cet argument néglige la nature évolutive des systèmes technologiques, où les choses peuvent changer aussi rapidement qu’une mise à jour logicielle effectuée du jour au lendemain ou l’apparition d’un outil de piratage dans les milieux criminels.

Surveiller et ajuster votre RTO, c’est un peu comme conduire une voiture. Une fois sur la route, vous ne vous contentez pas de vous détendre et d’oublier toute prudence sous prétexte que tout s’est bien passé au début. Un conducteur vigilant surveille en permanence son environnement en vérifiant régulièrement ses rétroviseurs et en évitant les dangers qui se présentent sur son chemin. Tout changement soudain sur la route, comme un pneu crevé ou un problème de moteur, nécessite une réflexion rapide et de nouvelles stratégies, tout comme les services informatiques doivent s’adapter rapidement aux menaces de sécurité émergentes ou aux pannes informatiques.

C’est donc pourquoi il est essentiel, pour tous les plans de reprise après sinistre des organisations, de surveiller et d’ajuster le RTO au fil du temps. En restant vigilant face aux menaces potentielles et en suivant de près les avancées technologiques, vous pouvez vous assurer que votre système reste robuste et efficace à long terme. N’oubliez pas que la Recovery ne s’arrête pas après la phase de mise en œuvre, car un plan efficace doit tenir compte de tous les changements dynamiques susceptibles de survenir dans un environnement technologique en constante évolution.

Quel rôle jouent la technologie et les infrastructures dans la réalisation des RTO souhaités ?

La technologie et l’infrastructure constituent des éléments essentiels pour atteindre les objectifs de délai de reprise (RTO) souhaités. Une technologie et une infrastructure adaptées peuvent aider les entreprises à se remettre plus rapidement d’une éventuelle interruption d’activité, réduisant ainsi l’impact négatif sur leurs opérations, leurs clients et leurs résultats financiers.

Par exemple, la mise en place d’un système de Backup and Recovery robuste, s’appuyant sur les technologies du cloud computing, peut permettre aux entreprises de restaurer des données ou des applications importantes en quelques minutes. De plus, le fait de disposer d’une infrastructure informatique résiliente, dotée de systèmes redondants, de processus de basculement automatisés et de plans de Recovery après sinistre, peut réduire considérablement les délais de Recovery (RTO).

Selon une étude récente menée par Veeam Software, 84 % des entreprises ont déclaré avoir subi des incidents entraînant des temps d’arrêt au cours de l’année écoulée. Parmi celles-ci, 33 % ont perdu l’accès à leurs systèmes critiques pendant une heure ou plus. De plus, des études indiquent que les temps d’arrêt imprévus peuvent coûter aux entreprises jusqu’à 5 600 dollars par minute.

En conclusion, la technologie et les infrastructures jouent un rôle essentiel non seulement pour respecter les délais de reprise d’activité (RTO) visés, mais aussi pour minimiser les risques opérationnels liés aux incidents entraînant des temps d’arrêt. En investissant dans des outils technologiques et des solutions d’infrastructure adaptés, les entreprises peuvent considérablement améliorer leur résilience opérationnelle et réduire au minimum les pertes financières potentielles causées par des pannes imprévues.

En quoi le RTO diffère-t-il de l’objectif de point de reprise (RPO) ?

L’objectif de délai de reprise (RTO) et l’objectif de point de reprise (RPO) sont deux indicateurs essentiels dont les organisations doivent tenir compte lors de l’élaboration de leurs plans de reprise après sinistre. Bien que certains puissent utiliser ces termes de manière interchangeable, ils ne désignent pas la même chose.

En résumé, le RTO définit la durée pendant laquelle une organisation peut se passer d’un système ou d’une application donnée avant de commencer à subir des pertes financières importantes ou d’autres conséquences négatives. D’autre part, le RPO (Recovery Point Objective) précise la quantité maximale de données qu’une organisation peut se permettre de perdre à la suite d’une interruption avant de subir des dommages importants.
Par exemple, si une entreprise a un RTO de deux heures, cela signifie qu’elle ne peut tolérer qu’une indisponibilité maximale de deux heures avant de subir de graves conséquences, telles que la perte de clients ou de chiffre d’affaires. En revanche, si une organisation a un RPO d’une heure, cela implique qu’elle ne peut se permettre de perdre que l’équivalent d’une heure de données avant de subir des dommages importants.
Pour mettre les choses en perspective : selon une étude menée par IBM, chaque minute d’indisponibilité imprévue coûte en moyenne environ 8 851 dollars aux entreprises. De plus, une étude d’IDC suggère que le coût moyen d’une indisponibilité pour les applications critiques s’élève à environ 100 000 dollars par heure.

Il est donc essentiel de définir des RTO et des RPO réalistes pour votre organisation afin de réduire au minimum les temps d’arrêt et d’éviter les pertes financières. Gardez toutefois à l’esprit que ces indicateurs doivent également s’aligner sur vos objectifs et vos besoins métier, car des objectifs trop ambitieux pourraient s’avérer difficiles à atteindre et à maintenir sans surcharger vos ressources.

Quels sont les facteurs qui déterminent le RTO approprié pour une entreprise ou une organisation ?

Pour définir un objectif de délai de reprise (RTO) adapté à une entreprise ou à une organisation, il convient de prendre en compte plusieurs facteurs. Le RTO doit être déterminé en fonction de l’impact potentiel d’une interruption de service et de la rapidité avec laquelle l’organisation doit reprendre ses activités. Parmi les facteurs qui déterminent un RTO adapté, on peut citer :

  1. Analyse d’impact sur l’activité (BIA) – Une BIA permet d’identifier les systèmes, les données et les applications critiques qui sont essentiels à la continuité de l’activité. En hiérarchisant ces éléments, les organisations peuvent élaborer des plans de Recovery assortis d’objectifs de délai de Recovery (RTO) spécifiques, en fonction de leur importance.
  2. Normes sectorielles – Certains secteurs, tels que la santé ou les services financiers, sont soumis à des exigences réglementaires plus strictes qui imposent des délais de reprise après sinistre (RTO) spécifiques afin de protéger les données sensibles et de garantir la continuité des opérations.
  3. Conséquences financières – Selon une étude réalisée par le Ponemon Institute, le coût moyen d’une interruption de service d’un centre de données a atteint 9 000 dollars par minute en 2021. Par conséquent, la situation financière d’une organisation joue un rôle déterminant dans la définition d’un RTO approprié, car elle a une incidence tant sur la perte de chiffre d’affaires à court terme que sur l’atteinte à la réputation à long terme.
  4. Infrastructure technologique – L’objectif de temps de reprise (RTO) doit être défini en fonction des capacités technologiques de l’organisation, notamment en matière de matériel, de logiciels et d’infrastructure réseau. Cela implique d’évaluer les niveaux de redondance des systèmes informatiques et de s’assurer que des solutions de sauvegarde sont disponibles afin de réduire au minimum le temps de reprise.

En résumé, pour définir un RTO adapté, il est nécessaire de comprendre l’impact potentiel d’une interruption de service sur vos activités, d’analyser vos systèmes et données critiques, et de trouver un équilibre entre les implications financières et les capacités de votre infrastructure technologique. En adoptant une approche proactive en matière de planification de la reprise après sinistre, les entreprises peuvent réduire au minimum les temps d’arrêt tout en garantissant une continuité des activités sans heurts en cas de pannes ou de perturbations imprévues.

Quelles sont les erreurs courantes commises par les entreprises lors de la mise en place de centres de reprise d’activité (RTO), et comment peut-on les éviter ?

La définition d’un objectif de délai de reprise (RTO) est essentielle pour permettre aux entreprises de planifier et de se préparer aux catastrophes, aux cyberattaques et à d’autres perturbations potentielles. Cependant, les entreprises commettent souvent certaines erreurs courantes lorsqu’elles déterminent leurs RTO.

L’une des erreurs les plus graves consiste à fixer un RTO irréaliste. Selon une enquête menée par IDG, 28 % des professionnels de l’informatique admettent avoir fixé des RTO irréalisables. Fixer un RTO sans tenir compte des ressources disponibles ni tester le plan peut entraîner des temps d’arrêt, une perte de chiffre d’affaires et une atteinte à la réputation.
Une autre erreur courante consiste à ne pas revoir ni mettre à jour régulièrement le RTO. À mesure que les entreprises se développent et que les technologies évoluent, les risques potentiels et les solutions requises changent également. Le Disaster Recovery Preparedness Council indique que 60 % des organisations n’ont pas mis à jour leurs plans de reprise après sinistre depuis plus d’un an, ce qui se traduit par des plans obsolètes et inefficaces.

Pour éviter ces erreurs, les entreprises doivent réaliser des analyses de risques, tester régulièrement leurs plans de reprise après sinistre et consulter des experts en matière de planification de la continuité des activités. Il est essentiel de définir un délai de reprise des opérations (RTO) réaliste, en fonction des besoins et des capacités de votre organisation. Un plan réaliste vous permettra de vous remettre rapidement sur pied tout en minimisant les coûts.

En résumé, pour éviter les erreurs courantes consistant à fixer des délais de reprise des activités (RTO) irréalistes ou à ne pas les mettre à jour régulièrement, il est nécessaire de s’engager dans un processus continu de préparation, de planification et de consultation avec les experts en reprise après sinistre au sein des organisations.

Comment les entreprises peuvent-elles réduire au minimum leur délai de reprise d’activité (RTO) en cas de sinistre ou de panne ?

Les entreprises peuvent réduire au minimum leur délai de Recovery (RTO) en mettant en œuvre les stratégies suivantes :

  1. Mettre en place un plan complet de reprise après sinistre : un plan bien documenté permet d’éviter toute confusion et facilite la remise en service rapide des systèmes. Selon une étude de Gartner, seules 35 % des petites et moyennes entreprises disposent d’un plan de reprise après sinistre.
  2. Investir dans des infrastructures résilientes : une infrastructure informatique robuste, dotée de redondances multiples, de groupes électrogènes de secours et de sources d’alimentation alternatives, garantit la continuité des activités même en cas de panne.
  3. Effectuez régulièrement des sauvegardes : grâce à des sauvegardes régulières, vos données sont toujours à jour et disponibles en cas de besoin. 60 % des petites entreprises ferment leurs portes dans les six mois suivant une perte importante de données, faute de solutions de sauvegarde adéquates.
  4. Adoptez des solutions basées sur le cloud : les solutions basées sur le cloud offrent une flexibilité et une évolutivité dont les solutions traditionnelles sur site sont dépourvues, ce qui permet des délais de Recovery plus courts, selon 95 % des professionnels de l’informatique interrogés.
  5. En mettant en œuvre ces mesures, ainsi que d’autres adaptées à leur secteur d’activité et à leurs besoins spécifiques, les entreprises peuvent garantir des délais de reprise d’activité (RTO) minimaux en cas de sinistre ou d’interruption de service, limitant ainsi au maximum les pertes potentielles tant en termes de chiffre d’affaires que de réputation.

Respectez ou dépassez vos objectifs de délai de reprise (RTO) grâce à Clumio

La planification de la reprise après sinistre est essentielle pour les entreprises de toutes tailles qui souhaitent garantir la continuité de leurs activités en cas d’attaques malveillantes, de pannes ou de perturbations affectant leur infrastructure. Des sauvegardes de données efficaces et un processus de reprise bien défini constituent des éléments essentiels de cette planification.

Disposer d’un délai de reprise des opérations (RTO) réaliste — et être en mesure de respecter, voire de dépasser ce délai — est un élément essentiel pour protéger à la fois votre entreprise et ses clients.
En tant que plateforme de sauvegarde en tant que service (BaaS) native du cloud dédiée à la protection des données, Clumio offre aux entreprises des capacités de reprise rapide de pointe, leur permettant de restaurer leurs données de manière rapide et fiable afin d’assurer la continuité de leurs activités en cas d’indisponibilité de leurs infrastructures critiques.

En proposant un moyen simple de restaurer une instance dans son intégralité, mais aussi de récupérer de manière granulaire des fichiers, des enregistrements ou des boîtes aux lettres individuelles, Clumio optimise la récupération des données afin de respecter facilement, voire de dépasser, vos RTO actuels.

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de continuité d’activité Découvrez pourquoi l’objectif de point de reprise (RPO) est essentiel au plan de continuité d’activité d’une entreprise dans le contexte actuel, marqué par de nombreux risques, où les menaces telles que les logiciels malveillants et les ransomwares sont désormais monnaie courante. La mise en place de sauvegardes de données efficaces et la définition d’objectifs de reprise contribueront à assurer l’avenir de votre entreprise.

Explorer les options de sauvegarde dans le cloud : une liste de points
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. Découvrez le rôle clé que joue la reprise après sinistre dans un plan de continuité des activités et comprenez pourquoi le choix de votre solution de sauvegarde dans le cloud peut influer sur la rapidité de la reprise.

Comment une solution de sauvegarde dans le cloud adaptée permet une reprise après sinistre plus rapide dans divers environnements
réseau ? Lorsqu’un sinistre (tel qu’une attaque par ransomware) survient, la planification de la reprise après sinistre est primordiale pour les entreprises et les organisations opérant dans divers environnements réseau. Découvrez les fonctionnalités clés qu’une solution de sauvegarde dans le cloud doit offrir pour permettre une reprise après sinistre plus rapide.

Qu’est-ce qu’une politique de conservation des données ?
Apprenez les bases de la politique de conservation des données et découvrez comment une solution de sauvegarde dans le cloud adaptée peut simplifier votre conformité tout en sécurisant les données sauvegardées, en répondant aux besoins spécifiques des entreprises et des organisations dans différents secteurs d’activité.

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